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Grand oral : un sujet original, la géopolitique des noms de domaine

Le .ai enrichit Anguilla, le .tv finance Tuvalu : un sujet de Grand oral original et documenté, avec le tableau des 247 extensions pays.

Photo de Constantin Mardoukhaev

Constantin Mardoukhaev

Co-fondateur, Axiom Academic · Publié le 28 juillet 2026

10 min de lecture

Globe terrestre marqué d'épingles multicolores sur différents pays
Sommaire
  1. Le Grand oral en 2026 : le format en bref
  2. Pourquoi les extensions internet font un excellent sujet
  3. Cinq histoires vraies pour nourrir une problématique
  4. 1. Des pays qui louent leur identité numérique
  5. 2. Quand deux lettres financent un État : le .tv et le .ai
  6. 3. Des extensions qui naissent et meurent avec les États
  7. 4. Archéologie d’internet : de 1985 à la grande vague de 1997
  8. 5. Qui gouverne la racine ?
  9. Formuler sa question de Grand oral
  10. Les pièges à éviter le jour J
  11. À retenir
  12. Pour aller plus loin
  13. Annexe : les 247 extensions pays et leur année de naissance
  14. Les pionniers : 1985-1989 (36 extensions)
  15. La grande vague : les années 1990 (201 extensions)
  16. Les années 2000 (7 extensions)
  17. De 2010 à aujourd’hui (3 extensions)

Cet été, deux extensions internet fêtent leur anniversaire. Le .co colombien célèbre les 16 ans de sa relance mondiale, le .de allemand approche de ses 40 ans. Et le 2 septembre 2026, le .fr soufflera à son tour ses 40 bougies. Des anniversaires de geeks ? Pas seulement. Derrière les deux lettres accolées à chaque pays se cache un concentré de géopolitique, d’économie et d’histoire d’internet. Exactement la matière première d’un excellent sujet de Grand oral.

Je manipule des noms de domaine tous les jours pour nos sites, et plus je creuse leur histoire, plus j’y vois un sujet en or pour un lycéen qui cherche une question qui sorte des sentiers battus. Voici pourquoi, avec les faits vérifiés, des pistes de problématiques, et en fin d’article le tableau complet des 247 extensions pays avec leur année de naissance.

Le Grand oral en 2026 : le format en bref

Rappel express pour situer l’exercice. Le Grand oral est une épreuve terminale du baccalauréat, affectée d’un coefficient 10 en voie générale et 14 en voie technologique. Pendant l’année, le candidat prépare deux questions adossées à ses enseignements de spécialité. Le jour J, le jury en retient une, et l’épreuve s’enchaîne ainsi : 20 minutes de préparation, 10 minutes d’exposé, puis 10 minutes d’entretien avec le jury. Le détail officiel est sur la page Grand oral d’éduscol.

Ce que le jury évalue, ce n’est pas la quantité de connaissances : c’est la capacité à construire une argumentation personnelle, à parler avec conviction d’un sujet qu’on s’est approprié, et à tenir un échange de dix minutes sans se décomposer. D’où l’intérêt d’un sujet qui vous appartient vraiment.

Pourquoi les extensions internet font un excellent sujet

Parce que le jury ne l’a jamais entendu. Les examinateurs écoutent des dizaines d’exposés, souvent sur les mêmes thèmes. Une question sérieuse et inattendue capte l’attention dès la première phrase.

Parce qu’il s’adosse naturellement à plusieurs spécialités. En HGGSP, il touche aux formes de la puissance et à la souveraineté numérique. En SES, il illustre l’économie des rentes et la dépendance à une ressource unique. En NSI, il ouvre sur le fonctionnement du DNS, l’infrastructure la plus critique et la plus méconnue d’internet. La règle du jeu reste la même : la question doit être liée à vos spécialités et validée avec vos professeurs.

Parce qu’il repose sur des sources primaires publiques. La base de l’IANA, l’organisme qui tient le registre des extensions, est consultable par n’importe qui. Un candidat capable de dire « j’ai vérifié cette date dans le registre IANA » marque des points de crédibilité que ne donnera jamais une compilation de vidéos YouTube.

Parce qu’il nourrit l’entretien. Le sujet ouvre sur l’actualité (l’IA, la souveraineté numérique, la gouvernance d’internet), ce qui rend les questions du jury faciles à anticiper et agréables à traiter.

Cinq histoires vraies pour nourrir une problématique

1. Des pays qui louent leur identité numérique

Chaque pays ou territoire reçoit une extension internet à deux lettres, calquée sur son code ISO 3166 : .fr pour la France, .jp pour le Japon, .ae pour les Émirats arabes unis. C’est un pur héritage administratif. Sauf que certains codes, par accident lexical, veulent dire quelque chose en anglais ou en jargon tech : .tv (Tuvalu) évoque la télévision, .io (Territoire britannique de l’océan Indien) parle aux informaticiens, .ai (Anguilla) est devenu le totem de l’intelligence artificielle, .me (Monténégro) sert aux pages personnelles, et .co (Colombie) s’est positionné en 2010 comme alternative mondiale au .com.

Ces pays « louent » de fait leur identité numérique à des clients qui, pour la plupart, seraient bien incapables de les placer sur une carte. Première piste de problématique : que se passe-t-il quand l’identité d’un État devient un produit d’exportation ?

2. Quand deux lettres financent un État : le .tv et le .ai

Tuvalu, environ 11 000 habitants, tire de la location de son extension .tv de l’ordre de 10 millions de dollars par an, soit une part significative des recettes de l’État, de l’ordre du dixième du budget national (reportage de The World).

Anguilla, c’est l’accélération que personne n’avait vue venir. En 2018, l’enregistrement de domaines .ai rapportait 2,9 millions de dollars, environ 4 % du budget du territoire. Puis ChatGPT est sorti fin 2022, et chaque startup d’IA a voulu son adresse en .ai : 32 millions de dollars en 2023, environ un cinquième du budget, selon l’enquête de Forbes. La trajectoire s’est encore amplifiée en 2024, au point que le FMI a consacré une note à cette manne en mai 2024. Deuxième piste : la rente numérique est-elle une aubaine ou une nouvelle forme de dépendance ? Le parallèle avec la « malédiction des ressources » des pays pétroliers se construit presque tout seul.

3. Des extensions qui naissent et meurent avec les États

La carte des extensions est une carte politique du monde, avec ses fossiles et ses retards à l’allumage. Le .su de l’Union soviétique a été créé le 19 septembre 1990, quinze mois avant la dissolution de l’URSS. Trente-cinq ans plus tard, il est toujours actif. Le .yu yougoslave, lui, a été retiré de la racine en 2010, et le .an des Antilles néerlandaises a disparu en 2015 après la dissolution du territoire, remplacé par .cw (Curaçao) et .sx (Sint Maarten), créés le 20 décembre 2010. Quant au Soudan du Sud, indépendant en 2011, son .ss est entré au registre IANA en août 2011 mais n’a été activé dans la racine qu’en 2019 : huit ans pour exister pleinement en ligne.

Troisième piste : le nom de domaine national est-il un attribut de la souveraineté, au même titre qu’un drapeau ou une monnaie ?

4. Archéologie d’internet : de 1985 à la grande vague de 1997

Le premier code pays de l’histoire est le .us américain, créé le 15 février 1985. Suivent en juillet 1985 le .uk et le .gb (oui, le Royaume-Uni a reçu deux codes, et le second n’a quasiment jamais servi), puis le .il israélien en octobre. L’année 1986 voit arriver les grands pays industrialisés : .au, .nl, .jp, .fr le 2 septembre, .se, .de le 5 novembre. Le néerlandais cwi.nl, enregistré le 1er mai 1986 par le centre de recherche CWI d’Amsterdam, est considéré comme le tout premier nom de domaine national activé au monde.

À l’époque, l’attribution repose largement sur un seul homme, l’informaticien américain Jon Postel, qui gère le registre depuis son bureau de l’université de Californie du Sud. Le rythme s’emballe dans les années 1990 : 1997 est l’année record, avec 45 extensions créées en douze mois, qui raccordent l’essentiel de l’Afrique et du Pacifique. Quatrième piste : comment une infrastructure mondiale a-t-elle pu se construire sur des décisions aussi artisanales ?

5. Qui gouverne la racine ?

Toutes ces extensions vivent dans un unique fichier, la « racine » du DNS, géré par l’IANA sous l’égide de l’ICANN, une organisation de droit californien. Autrement dit, la liste officielle des pays d’internet n’est tenue ni par l’ONU ni par un traité international. C’est un des angles morts les plus fascinants de la gouvernance mondiale, et un débat bien réel : la Russie a obtenu en 2010 son extension en cyrillique (.рф), parmi les toutes premières extensions internationalisées, revendication linguistique autant que politique. Cinquième piste : qui gouverne internet, et au nom de quoi ?

Formuler sa question de Grand oral

Quelques formulations possibles, à adapter à vos spécialités :

  • « Deux lettres peuvent-elles faire la richesse d’un État ? » (SES, HGGSP)
  • « Le nom de domaine national est-il un attribut de la souveraineté ? » (HGGSP)
  • « Qui gouverne internet ? Le cas de la racine des noms de domaine » (HGGSP, NSI)
  • « La rente du .ai : aubaine ou dépendance pour Anguilla ? » (SES)
  • « Que raconte la carte des extensions internet sur l’ordre mondial ? » (HGGSP)

Trois conseils de préparation. D’abord, choisissez une question, pas une encyclopédie : deux ou trois chiffres marquants suffisent, le reste du corpus sert pour l’entretien. Ensuite, citez vos sources à l’oral : « selon le registre IANA », « d’après le budget national de Tuvalu », c’est ce qui distingue un travail documenté d’un exposé Wikipédia. Enfin, anticipez les questions du jury, qui tomberont presque à coup sûr : qui attribue les extensions ? Que devient une extension quand un État disparaît ? Pourquoi le .com domine-t-il toujours ?

Les pièges à éviter le jour J

  • Réciter un catalogue de fun facts. L’anecdote sert la problématique, pas l’inverse. Sans fil argumentatif, le jury décroche à la troisième histoire.
  • Confondre les familles d’extensions. Le .com, le .org ou le .net sont des extensions génériques, sans lien avec un pays. Le sujet porte sur les extensions pays (les « ccTLD », country code top-level domains). La confusion coûte cher face à un examinateur qui connaît le domaine.
  • Asséner des chiffres sans source ni date. Les revenus du .ai changent chaque année. Donnez le chiffre, l’année et la source, et assumez les ordres de grandeur (« de l’ordre de », « environ »).
  • Oublier le lien avec sa spécialité. C’est un critère de l’épreuve : une question brillante mais hors programme ne passe pas la validation.

À retenir

  • Le Grand oral récompense l’appropriation personnelle et l’argumentation, pas l’accumulation de connaissances. Un sujet original et documenté est un avantage compétitif.
  • La géopolitique des noms de domaine coche toutes les cases : inattendue, transdisciplinaire (HGGSP, SES, NSI), et appuyée sur des sources primaires publiques faciles à citer.
  • Les histoires ne manquent pas : Anguilla et sa rente .ai, Tuvalu et son .tv, le .su soviétique toujours vivant, la racine gérée depuis la Californie.
  • Le tableau ci-dessous donne les 247 extensions pays actives et leur année de naissance, de quoi vérifier chaque affirmation de votre exposé à la source.

Pour aller plus loin

Annexe : les 247 extensions pays et leur année de naissance

Méthodologie. Ce tableau a été construit à partir du registre officiel de l’IANA (interrogation whois de chaque extension), consulté le 28 juillet 2026. L’année indiquée est celle de la création de l’entrée dans le registre IANA, qui correspond dans l’immense majorité des cas à la mise en service de l’extension. Cas particulier notable : le .ss du Soudan du Sud, enregistré en 2011 mais activé dans la racine en 2019. Sept codes réservés ou retirés (.an, .bl, .bq, .eh, .mf, .tp, .um) ne figurent pas dans le tableau, pas plus que les 61 extensions internationalisées en alphabets non latins, comme le .рф russe (2010).

Les pionniers : 1985-1989 (36 extensions)

ExtensionPays ou territoireAnnée
.gbRoyaume-Uni (code réservé, inutilisé)1985
.ilIsraël1985
.ukRoyaume-Uni1985
.usÉtats-Unis1985
.auAustralie1986
.deAllemagne1986
.fiFinlande1986
.frFrance1986
.jpJapon1986
.krCorée du Sud1986
.nlPays-Bas1986
.seSuède1986
.arArgentine1987
.caCanada1987
.chSuisse1987
.clChili1987
.dkDanemark1987
.isIslande1987
.itItalie1987
.myMalaisie1987
.noNorvège1987
.nzNouvelle-Zélande1987
.atAutriche1988
.beBelgique1988
.esEspagne1988
.ieIrlande1988
.ptPortugal1988
.sgSingapour1988
.thThaïlande1988
.brBrésil1989
.grGrèce1989
.inInde1989
.mxMexique1989
.niNicaragua1989
.prPorto Rico1989
.twTaïwan1989

La grande vague : les années 1990 (201 extensions)

ExtensionPays ou territoireAnnée
.cnChine1990
.crCosta Rica1990
.egÉgypte1990
.hkHong Kong1990
.huHongrie1990
.lkSri Lanka1990
.phPhilippines1990
.plPologne1990
.suUnion soviétique (héritage)1990
.trTurquie1990
.uyUruguay1990
.zaAfrique du Sud1990
.agAntigua-et-Barbuda1991
.bbBarbade1991
.boBolivie1991
.bsBahamas1991
.bzBelize1991
.coColombie1991
.dmDominique1991
.doRépublique dominicaine1991
.ecÉquateur1991
.jmJamaïque1991
.knSaint-Christophe-et-Niévès1991
.lcSainte-Lucie1991
.naNamibie1991
.pePérou1991
.pgPapouasie-Nouvelle-Guinée1991
.pyParaguay1991
.srSuriname1991
.tnTunisie1991
.ttTrinité-et-Tobago1991
.vcSaint-Vincent-et-les-Grenadines1991
.veVenezuela1991
.aeÉmirats arabes unis1992
.alAlbanie1992
.aqAntarctique1992
.cuCuba1992
.eeEstonie1992
.fjFidji1992
.gdGrenade1992
.geGéorgie1992
.gtGuatemala1992
.kwKoweït1992
.ltLituanie1992
.moMacao1992
.mtMalte1992
.mzMozambique1992
.pkPakistan1992
.siSlovénie1992
.uaUkraine1992
.azAzerbaïdjan1993
.bfBurkina Faso1993
.bmBermudes1993
.bwBotswana1993
.czTchéquie1993
.foÎles Féroé1993
.hnHonduras1993
.hrCroatie1993
.idIndonésie1993
.keKenya1993
.lbLiban1993
.liLiechtenstein1993
.lsLesotho1993
.lvLettonie1993
.maMaroc1993
.mkMacédoine du Nord1993
.mlMali1993
.ncNouvelle-Calédonie1993
.roRoumanie1993
.skSlovaquie1993
.snSénégal1993
.szEswatini1993
.amArménie1994
.bhBahreïn1994
.bnBrunei1994
.byBiélorussie1994
.cyChypre1994
.dzAlgérie1994
.gaGabon1994
.glGroenland1994
.gnGuinée1994
.guGuam1994
.gyGuyana1994
.irIran1994
.joJordanie1994
.kzKazakhstan1994
.mdMoldavie1994
.paPanama1994
.ruRussie1994
.saArabie saoudite1994
.sbÎles Salomon1994
.svSalvador1994
.vnViêt Nam1994
.zmZambie1994
.aiAnguilla1995
.aoAngola1995
.bgBulgarie1995
.ciCôte d’Ivoire1995
.ckÎles Cook1995
.cmCameroun1995
.etÉthiopie1995
.fmMicronésie1995
.ghGhana1995
.giGibraltar1995
.kgKirghizistan1995
.kiKiribati1995
.kyÎles Caïmans1995
.luLuxembourg1995
.mcMonaco1995
.mgMadagascar1995
.mnMongolie1995
.muMaurice1995
.ngNigeria1995
.npNépal1995
.smSaint-Marin1995
.toTonga1995
.tzTanzanie1995
.ugOuganda1995
.uzOuzbékistan1995
.vaVatican1995
.viÎles Vierges américaines1995
.vuVanuatu1995
.wsSamoa1995
.adAndorre1996
.awAruba1996
.baBosnie-Herzégovine1996
.biBurundi1996
.bjBénin1996
.cfRépublique centrafricaine1996
.cvCap-Vert1996
.djDjibouti1996
.erÉrythrée1996
.gfGuyane française1996
.ggGuernesey1996
.gpGuadeloupe1996
.imÎle de Man1996
.jeJersey1996
.khCambodge1996
.laLaos1996
.mhÎles Marshall1996
.mpÎles Mariannes du Nord1996
.mrMauritanie1996
.mvMaldives1996
.neNiger1996
.nfÎle Norfolk1996
.omOman1996
.pfPolynésie française1996
.qaQatar1996
.rwRwanda1996
.sySyrie1996
.tgTogo1996
.tvTuvalu1996
.yeYémen1996
.acÎle de l’Ascension1997
.afAfghanistan1997
.asSamoa américaines1997
.btBhoutan1997
.bvÎle Bouvet1997
.ccÎles Cocos1997
.cdRépublique démocratique du Congo1997
.cgRépublique du Congo1997
.cxÎle Christmas1997
.fkÎles Malouines1997
.gmGambie1997
.gqGuinée équatoriale1997
.gsGéorgie du Sud-et-les îles Sandwich du Sud1997
.gwGuinée-Bissau1997
.hmÎles Heard-et-MacDonald1997
.htHaïti1997
.ioTerritoire britannique de l’océan Indien1997
.iqIrak1997
.lrLiberia1997
.lyLibye1997
.mmBirmanie (Myanmar)1997
.mqMartinique1997
.msMontserrat1997
.mwMalawi1997
.nuNiue1997
.pmSaint-Pierre-et-Miquelon1997
.pnÎles Pitcairn1997
.pwPalaos1997
.reLa Réunion1997
.scSeychelles1997
.sdSoudan1997
.shSainte-Hélène1997
.sjSvalbard et Jan Mayen1997
.slSierra Leone1997
.soSomalie1997
.stSao Tomé-et-Principe1997
.tcÎles Turques-et-Caïques1997
.tdTchad1997
.tfTerres australes et antarctiques françaises1997
.tjTadjikistan1997
.tkTokelau1997
.tmTurkménistan1997
.vgÎles Vierges britanniques1997
.wfWallis-et-Futuna1997
.ytMayotte1997
.kmComores1998
.nrNauru1998
.bdBangladesh1999

Les années 2000 (7 extensions)

ExtensionPays ou territoireAnnée
.psPalestine2000
.euUnion européenne2005
.tlTimor oriental2005
.axÅland2006
.kpCorée du Nord2007
.meMonténégro2007
.rsSerbie2007

De 2010 à aujourd’hui (3 extensions)

ExtensionPays ou territoireAnnée
.cwCuraçao2010
.sxSint Maarten2010
.ssSoudan du Sud2011

Article rédigé par Constantin Mardoukhaev, co-fondateur d’Axiom Academic. Constantin gère au quotidien les noms de domaine et l’infrastructure web d’Axiom Academic, et accompagne des familles francophones dans le monde entier sur les choix d’orientation, y compris la préparation des épreuves orales.

Questions fréquentes

Quelle est la plus ancienne extension pays d'internet ?
Le .us des États-Unis, créé le 15 février 1985 dans le registre IANA. Suivent le .uk et le .gb britanniques en juillet 1985, puis le .il israélien en octobre 1985. Le .fr français date du 2 septembre 1986.
Combien existe-t-il d'extensions pays sur internet ?
La base IANA, consultée en juillet 2026, compte 247 extensions pays actives en caractères latins, plus 61 extensions internationalisées dans d'autres alphabets, comme .рф pour la Russie. Quelques codes sont réservés ou ont été retirés après la disparition du territoire correspondant.
Pourquoi l'extension .ai appartient-elle à Anguilla ?
Par hasard : ai est le code ISO 3166 du territoire d'Anguilla, attribué bien avant l'essor de l'intelligence artificielle. Depuis le lancement de ChatGPT fin 2022, les entreprises d'IA s'arrachent les adresses en .ai et les revenus d'enregistrement sont devenus une ressource majeure du budget de l'île.
Peut-on vraiment présenter ce sujet au Grand oral ?
Oui, à condition de formuler une question adossée à l'un de ses enseignements de spécialité, par exemple HGGSP, SES ou NSI, et de la faire valider par ses professeurs. Le sujet se prête à des problématiques de souveraineté, d'économie des rentes ou de gouvernance d'internet.

Pour aller plus loin

Crédits photo : Nataliya Vaitkevich · Pexels · source